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Nouvel accident dans la descente de la D68E

Des traces visibles de freinage montrent que la voiture a zigzagué avant de finir dans le fossé./ Photo DDM
Publié le 01/08/2018 -- La Dépêche du Midi

Nouvel accident dans la descente de la D68E

Des traces visibles de freinage montrent que la voiture a zigzagué avant de finir dans le fossé./ Photo DDM

La dangerosité de la descente de la D68E menant de Clermont-le-Fort au rond-point dit de la Camif de l'ex N20 est bien connue. Le dernier accident en date a eu lieu le week-end dernier.
Une petite voiture rouge a terminé sa course dans le fossé gauche au bas du chemin de la Pouzaque, zone qui avait connu un torrent de boue il y a quelques semaines lors des orages. Le département vient tout juste de refaire les fossés de la D68E suite aux dégâts des eaux. Les traces de freinage sur une soixantaine de mètres montrent que le véhicule a zigzagué sur la route. Celui-ci était peu accidenté, les airs bag ne semblaient pas avoir été déclenchés, son conducteur novice (avec un A sur la lunette arrière) s'en est probablement sorti indemne.
Le conducteur aurait abordé la pente la plus forte au début du virage vers la gauche et se serait laissé emporter sur le bas-côté. Il aurait toutefois pu redresser vers la gauche sans tomber dans le fossé en cours de curage et de réfection. La voiture aurait ensuite traversé la route jusqu'au chemin de la Pouzaque en entrée vers le hameau des Fraysses. Sa roue a touché une borne routière verticale, la voiture est repartie vers l'axe de la chaussée mais pas suffisamment puisqu'elle a fini dans le fossé. L'accident aurait pu être terrible s'il était tombé dans le fossé à pleine vitesse arrêté par une buse, ou s'il avait pris de plein fouet la borne.
Deux cents mètres avant ce lieu accidentogène, une signalisation indique avec deux panneaux côte à côte la fin d'une zone à 70 km/h et celle d'une pente à 9 %. La pente serait cependant bien plus raide, de 11 à 12 %, avec un virage à droite puis à gauche qui surprend plus d'un automobiliste.
La pose de bandes rugueuses et sonores destinées à avertir du danger et faire réduire la vitesse n'aurait jamais été concluante. Elles ont disparu au début de l'été sous un très récent enrobé.